A quoi ressemble la plage de vos rêves ?
Laissez-moi vous présenter celle de Porto Santo…

Porto Santo, petite île discrète
Au cœur de l’océan Atlantique, à près de mille kilomètres des côtes portugaises, l’Archipel de Madère est un ensemble de huit îles et îlots.
Si l’île de Madère est la plus visitée et la plus grande des îles de l’archipel, celle de Porto Santo – sa petite sœur – mérite tout autant le détour !
Et depuis le port de Funchal, il ne faut que 2h30 de bateau pour la rejoindre.
Une seule plage, quatre noms
Mainte fois primée par les plus prestigieux labels de Tourisme pour sa beauté, sa pureté et les vertus de son sable fin, la longue plage de Porto Santo est en réalité la succession de quatre plages qui apportent toutes un charme particulier.
Parce que, disons-le clairement, cette plage est un véritable eden !


Praia da Calheta, la divine
12h45.
Ce jour-là, ma balade commence à Ponta do Calheta, à l’extrémité sud-ouest de l’île de Porto Santo.
Et je n’aurai pas pu espérer une journée plus rayonnante.
Nous sommes au printemps, aux premiers jours du beau mois de mai.
Le ciel est azuréen, le vent est chaud, le sable est fin et les touristes sont encore rares.
C’est tout simplement parfait.

Les vagues déferlent bruyamment les unes après les autres et les enfants et les adultes s’en donnent à cœur joie.
C’est de ce côté-ci de l’île que les eaux sont réputées les plus propres et où se retrouvent de nombreux plaisanciers.
Praia das Pedras Pretas, la tranquille
En s’éloignant de quelques mètres au-delà des dunes, beaucoup moins fréquentée, c’est la plage de Praia das Pedras Pretas qui s’ouvre à nous.

Et ce n’est pas un mythe, j’ai marché près d’une heure sans rencontrer le moindre plagiste !
Il y a des lieux qui nous laissent sans voix parce qu’ils sont tout simplement idylliques, n’est-ce pas ?
Cette magnifique plage restera l’un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
D’un bout à l’autre de cette longue étendue dorée, il n’y a que le bleu scintillant de l’océan à perte de vue.

Marcher pieds nus sur le sable chaud de Porto Santo, se laisser bercer par le son de ses vagues puissantes, c’est un plaisir que je souhaite à chacun.
Sans conteste, il y a un effet bonheur immédiat au contact des éléments.
Avoir un littoral si exceptionnel pour soi tout seul, n’est-ce pas ça le rêve ?

Sur cette plage, chaque seconde passée est une caresse.
D’ailleurs, le temps n’a plus vraiment de sens car seul le plaisir de l’instant présent compte.
Les pieds dans l’eau, j’avance le long du rivage au rythme des vagues et toutes mes pensées semblent s’évaporer avec le ressac.
C’est comme s’il ne restait que l’essentiel.
Une sensation de légèreté absolue, c’est tellement délicieux.
Je marche, je marche, et il n’y a absolument personne aux alentours…

Praia do Cabeco, la touristique
14h45.
Au loin, voilà que j’aperçois un autre être humain.
Puis deux, puis trois… Puis une chaîne d’hôtels !
A Praia do Cabeco, les établissements touristiques sont présents mais plantent discrètement leurs parasols.


Cette plage est d’une zen attitude totale !
Il y a peu de monde, certes, mais c’est comme si chacun respectait le bruit des vagues plus que le son de sa propre voix.
Il n’empêche que ces grands bâtiments me ramènent gentiment à une réalité que la plage précédente m’aurait presque fait oublier : Porto Santo est une île habitée !
A l’horizon, il me semble même que je commence à distinguer le ponton de Vila Baleira…
Praia da Fontinha, l’animée
C’est la dernière section de cette immense plage et c’est celle qui borde les pavés de Vila Baleira, la principale « ville » de l’île si je puis dire.
A Praia da Fontinha, je retrouve la tranquille agitation de l’activité humaine.
Les familles, les touristes, les jeunes, les vieux… Tout le monde profite à sa manière des joies de l’eau et du sable.

La plage de Porto Santo, un repère
Longue de 11 kilomètres, la plage de Porto Santo sera votre boussole tout au long de votre séjour sur l’île.
Vous pourrez la contempler sous tellement d’angles différents.
D’abord par les airs, juste avant d’atterrir à l’aéroport de Funchal à Madère.
Puis par la mer, si vous êtes passager du ferry qui vous amène jusqu’à elle.
Tous les jours, du haut des différents belvédères de l’île, vous la verrez d’un œil sans cesse renouvelé.
Chaque soir, vous irez probablement la contempler et vous l’écouterez vous bercer gentiment jusqu’aux dernières lueurs du jour.
Quant à moi, c’est sur son sable chaud que je profitais de mes derniers instants à Porto Santo, avant de la saluer et de m’envoler…
