Mont du Pilat

Le Sentier des Crêts, une randonnée panoramique !

Tout en simplicité, entre monts et forêts…

Le Parc du Pilat est l’un des dix Parc Naturel Régional que compte la Région Auvergne-Rhône-Alpes et je vous emmène aujourd’hui sur son sentier emblématique, à la découverte de ses sommets !

Tout commence ici, au Crêt de l’Œillon, à 1364 mètres d’altitude.

Départ du Crêt de l’Œillon

10h40.

Sur ce grand parking, seule une poignée de voitures sont stationnées et quelques marcheurs vont et viennent car le lieu est le point de départ et d’arrivée de nombreux itinéraires de randonnée qui s’élancent aux quatre coins du Parc.

Nous sommes en plein cœur de l’été, le ciel est bleu et le vent est frais, c’est la promesse d’une journée magnifique telle que la montagne sait nous l’offrir.

A l’extrémité du parking, le Sentier des Crêts s’élance face à nous par ce chemin de terre qui monte et s’efface derrière les sapins.

C’est parti !

Direction le Crêt de la Perdrix

L’essentiel du dénivelé de cette randonnée se trouve d’ailleurs dans cette première montée, puisqu’elle nous dirige droit vers le Crêt de la Perdrix, point culminant du Pilat à 1434 mètres d’altitude.

Passées les premières rangées d’arbres, très rapidement, la vue se dégage et l’horizon s’étale sans entrave si bien qu’on croirait presque pouvoir contempler tout le pays d’un seul coup d’œil, c’est impressionnant !

Dans les herbes hautes garnies de fleurs aux couleurs vives, les abeilles s’en donnent à cœur joie et c’est un plaisir de les entendre bourdonner.

Le chemin de terre est rocailleux et file droit devant, fléché par toutes sortes de panneaux qui indiquent les différents cols à proximité.

Jusqu’à présent, je n’ai quasiment pas croisé la route d’autres randonneurs. Il faut dire que la météo avait annoncé de la pluie pour toute la journée… !

Marcher en silence me ressource et me ravit et je ne me lasse passe de manger du regard ces grands espaces.

Leur beauté simple, pure et authentique.

Leur force tranquille.

Ces champs de fleurs qui s’étalent à perte de vue.

C’est une hymne à la sérénité !

11h40.

Voilà déjà une heure que je chemine sur ces hauteurs aux allures de tableau romantique et toute la palette du vert semble s’y être déversée.

Le vert sombre des sapins me fait soudainement imaginer ces lieux au Moyen-Age, à l’époque où les forêts regorgeaient de gibiers, de loups et d’ours et où je me surprends à créer de toutes pièces le passage au galop d’un convoi de chevaliers s’en allant rejoindre la demeure d’un seigneur du pays.

Le vert pastel des bruyères, le vert acidulé des jeunes pousses, le vert jauni par le soleil… C’est tout simplement magnifique !

Et voilà l’entrée du Crêt de la Perdrix !

C’est par ce portail métallique que passe également le GR7, ce chemin de Grande Randonnée qui relie les Vosges aux Pyrénées et dont le sommet du Pilat est l’une des étapes.

Sur un rocher quelques mètres plus haut, on aperçoit d’ailleurs le balisage rouge et blanc typique des GR.

Franchir ce petit portillon, c’est caresser la joie de pouvoir bientôt contempler d’un seul regard l’immensité de la région !

Mais pour l’instant le paysage des derniers mètres pour parvenir au sommet du Pilat a grandement évolué.

Adieu vertes prairies et sentiers de terre molle, c’est un immense pierrier qui se dresse et qu’il faut franchir sur ses flancs !

Quel que soit le niveau de difficulté d’une randonnée, c’est toujours un moment de joie de se lancer dans l’effort et d’arriver sur le lieu dont on rêve depuis des jours !

Un bonheur simple qui se construit pas à pas, fait de mille et une petites pensées.

Et cette plénitude, on souhaite parfois la partager silencieusement avec ces autres randonneurs qu’on croise tout au long de l’aventure et avec lesquels on échange, l’espace d’un regard, une étrange proximité.

Un panorama extraordinaire

Au milieu des bourrasques de vent et des fines gouttes de pluie qui commencent à tomber, je me fraie un chemin jusqu’à la table d’observation qui se dresse au point le plus haut.

D’ici, la vue est totalement circulaire, c’est grandiose !

12h05.

Cette table d’orientation est un super atout et vaut vraiment le coup de s’y pencher pour admirer le travail de précision et de détail qui lui a été apporté !

En regardant autour de moi cet immense paysage de montagnes, de roches et de forêts, tout semble immuable.

Le ciel s’est assombri et nous ne sommes que quelques rêveurs à pique-niquer sur cette esplanade enchantée, lovés au milieu des rochers.

Le regard perdu à l’horizon, savourant ma salade de pois-chiche aussi bien que l’instant présent, je me délecte de cet environnement millénaire…

Amis randonneurs, n’est-ce pas une délicieuse sensation ?

Poursuivre l’exploration des Crêts

Revenons d’abord un peu sur nos pas !

Pour poursuivre au Crêt de la Chèvre, notre prochaine destination, il faut d’abord repasser ce petit portail métallique emprunté tantôt pour atteindre le sommet.

Revenue à ce carrefour de panneaux, tout est très clairement indiqué et commence alors une magnifique promenade dans les sous-bois.

Le Crêt de la Chèvre n’est pas très loin du Crêt de la Perdrix, à vrai dire il ne faut qu’une vingtaine de minutes pour le rejoindre.

Ce qui change véritablement c’est cette immersion en forêt, alors que jusqu’à présent le sentier était à découvert.

Flanqué d’une grande croix en bois, le Crêt de la Chèvre est une petite esplanade rocheuse perchée à 1430 mètres d’altitude.

Le lieu offre un panorama exceptionnel !

Boucler la boucle

C’est en quittant ces sommets fabuleux que nous commençons à revenir sur nos pas, puisque le sentier est en boucle.

En laissant à regret ces superbes échappées panoramiques, je reprends le chemin de la forêt en direction du Col de l’Arnica, tout proche…

Puis déboule dans une clairière où se dresse une grande cabane.

Vous souhaitez passer une nuit sous les étoiles du Pilat ? Le Chalet Bourguisan semble être le lieu idéal !

Le chemin se poursuit paisiblement dans ces forêts de grands sapins où la pluie commence à se faire de plus en plus pressante.

Et me revoilà quelques minutes plus tard à ce fameux croisement, sur le sentier initial, lorsque je m’élançais vers le Crêt de la Perdrix.

13h35.

Pour vous situer un peu cette photo, me voilà dos au Crêt de l’Œillon !

A droite, c’est le chemin qui conduit au Crêt de la Perdrix et à gauche voilà le sentier par lequel je suis revenue du Chalet Bourguisan.

Ainsi, la boucle est bouclée.

Et dans cette descente aux paysages désormais familiers, je me laisse porter par la douce pente qui me ramène, heureuse, vers mon point de départ.

Le Parc Naturel du Pilat est immense et ses sentiers, simples et généreux, nous appellent à les parcourir encore et encore… Merveilleux !

Infos pratiques

Comment venir en Région Auvergne-Rhône-Alpes ? 

La Région est très bien desservie par la route, mais également par le train, depuis la France ou les pays limitrophes.

L’aéroport international de Lyon-Saint-Exupéry est l’un des plus importants du pays et il est possible d’accéder aux quatre coins de la région  depuis les nombreuses gares routières et ferroviaires de la ville de Lyon !

Pour les cyclistes, la Via Rhôna – longue piste cyclable qui rejoint les rives de la Méditerranée à la Suisse – traverse justement de part en part la Région Auvergne-Rhône-Alpes !

Quelle devise est utilisée en France ?

La monnaie officielle est l’euro.

La France et l’Europe

La France est membre de l’Union Européenne depuis 1958 et membre de l’Espace Schengen depuis 1995.

Si vous avez la nationalité d’un pays membre de l’Union Européenne, aucun visa n’est donc exigé à l’entrée, mais pensez à prendre votre pièce d’identité et/ou passeport lors de votre visite.

Si votre nationalité est extra-européenne, renseignez-vous auprès des services consulaires.

Quel climat au Parc du Pilat ?

Le Parc Régional du Pilat est vaste et s’étend sur 70.000 hectares, en grande partie en territoire de moyenne montagne dont le sommet s’élève à 1434 mètres d’altitude (Crêt de la Perdrix).

Son climat est donc variable en fonction du lieu où vous vous trouvez, car le Parc est influencé par trois types de climat : méditerranéen, continental et océanique !

De manière générale, les hivers sont froids et les étés doux.

Juillet et août sont les mois les plus chauds de l’année, avec températures moyennes de 20 degrés au sommet.

Où loger dans le Parc du Pilat ?

Près de 50 communes sont implantées au cœur du Parc Régional du Pilat.

Bordé par la grande ville de Saint-Etienne au nord, par la Vallée du Rhône à l’est et l’Ardèche au sud, c’est d’ailleurs l’un des Parc Naturel Régional les plus peuplés de France avec près de 60.000 habitants qui y résident !

Les offres de logement touristique ne manquent donc pas à l’intérieur ou à proximité du Parc.

En vallée ou en altitude, en village ou bien au cœur de la nature, renseignez-vous auprès de l’Office du Tourisme du Pilat en fonction de vos goûts et de votre budget !

Et si vous souhaitez une expérience immersive au plus près du sommet du Parc, le Chalet Bourguisan, situé en pleine forêt à 1400 mètres d’altitude, est à seulement 1 kilomètre de marche du Crêt de la Perdrix !

Comment venir au départ de la randonnée ?

Par la route, le territoire est très bien desservi et cela même jusqu’aux plus hautes altitudes du Parc puisque celle-ci vous conduira jusqu’au Crêt de l’Œillon à 1364 mètres, d’où j’ai commencé cette randonnée.

Il n’y a pas de transport en commun qui desserve directement cet endroit mais plusieurs cars au départ de Lyon, de Saint-Etienne ou de Vienne vous déposeront aux villages de Chavanay, de Pélussin ou de Maclas, quelques kilomètres en contrebas !

Renseignez vous sur le site des Cars de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et sur la page « Le Pilat sans voiture » de l’Office du Tourisme.

La rando en bref ! 

La randonnée est en boucle, du Crêt de l’Œillon nous rejoignons d’abord le Crêt de la Perdrix, puis le Crêt de la Chèvre ainsi que le Crêt de l’Arnica et retournons sur notre chemin initial par le Col de l’Etançon.

Tout au long du sentier, nous découvrons des vues panoramiques absolument grandioses sur les monts environnants et au sommet du Pilat, au Crêt de la Perdrix, la vue est totalement circulaire !

Une table d’orientation très bien réalisée est d’ailleurs là pour vous aider à situer et à nommer chaque élément du paysage.

Il m’a fallu un peu plus de 3 heures pour réaliser ce parcours de 8 kilomètres, en prenant tout mon temps pour admirer le paysage.

Il n’y a aucune difficulté majeure, le terrain oscille entre chemins de terre et chemins de pierres, par des passages en forêts et à découvert, et le dénivelé est modeste (+200D).

Où se restaurer ? 

Rien de mieux qu’un bon pique-nique car sur le Sentier des Crêts, il n’y aura que vous et la nature !

Pour se restaurer à table ou en terrasse, il faudra rejoindre les villages avoisinants, comme La Jasserie, Graix, Doizieux ou bien d’autres.

Pour ma part, je suis allée jusqu’à Malleval après la randonnée, situé à 20 kilomètres du Crêt de l’Œillon, ce village médiéval perché en hauteurs est de toute beauté !

Mon TOP 3 Conseils 

Au départ du Crêt de l’Œillon, de nombreux itinéraires de courtes randonnées sont balisés pour partir dans différentes directions, n’hésitez pas à varier les plaisirs !

Pour les amateurs de longues marches, le Parc Régional du Pilat est traversé par trois itinéraires de Grandes Randonnées dont notamment le GR7, qui traverse la France des Vosges jusqu’aux Pyrénées et qui fait étape au Crêt de la Perdrix, au sommet du Pilat. L’occasion d’envisager un plus long circuit ?

Pour rejoindre le Crêt de la Perdrix, de bonnes chaussures sont indispensables car le chemin se révèle très caillouteux !

Le Saviez-vous ? 

La légende dit que l’origine du mot « Pilat » proviendrait de la mort du gouverneur de Judée, Ponce Pilate, qui doit notamment sa notoriété pour avoir ordonné la crucifixion de Jésus.

Revenu du Proche-Orient puis exilé par Rome en Gaule, en l’an 38 de notre ère, l’homme se serait alors suicidé au lieu-dit du Saut du Gier – également surnommé « Le saut Pilate » – non loin de La Jasserie, au cœur du Pilat.

Pour découvrir l’Histoire et les beautés du Parc Naturel Régional, contactez le site officiel du Parc ainsi que l’Office du Tourisme du Pilat.

Galerie

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